> Quel mandat va garder Marie-Françoise Pérol-Dumont ?
Par Tristan le dimanche 19 juillet 2009, 18:15 - Lien permanent
En octobre 2007, le comité Balladur lançait le débat sur le cumul des mandats avec le rapport « Une Ve République plus démocratique ».
Depuis, des dizaines de groupes Facebook ont prolongé le débat sur la toile, certains en appelant même à un référendum, mais, côté réformes, les choses n’ont pas vraiment évolué. Ou presque pas.
Si à l’UMP la question ne suscite que des réactions isolées, la fin de l’omerta semble avoir sonné du côté du Parti socialiste.
C’était le 3 février dernier, lorsque la première commission électorale du Parti a adopté, à l’unanimité, la règle du non-cumul pour ses candidats aux élections européennes. Chouette, non ? Sauf pour le camarade Jean-Paul Denanot, première victime des nouvelles règles dictées par Solférino. Et les déçus vont être de plus en plus nombreux si Martine Aubry étend, comme elle entend le faire, la règle du non cumul aux autres élections.
Président ou
député ?
Dernier épisode en date, l’étonnante annonce cette semaine de
Arnaud Montebourg. Le député et président du conseil général de
Saône-et-Loire va en effet quitter un de ses mandats: « je reste convaincu
qu'il faut mettre fin à ce système généralisé ». Un "coup de com’" diront
certains, mais un symbole fort de la part du Secrétaire national à la
Rénovation du Parti socialiste.
Tout comme Arnaud Montebourg, vingt et un députés sont président de conseil général dont Marie-Françoise Pérol-Dumont en Haute-Vienne. Si le Parti socialiste s’engage durablement dans la logique du non cumul, notre présidente va devoir choisir entre ses deux mandats. Lequel ?








Commentaires
et Alain Rodet, lequel va-t-il abandonner ?
lesquels, plutôt pour Alain Rodet ...
Idée:
Il me semble que les femmes "cumulardes" ne devraient laisser de côté un de leur mandat électif que le jour où la parité homme/femme sera effective dans notre pays...
Sinon,trés bonne initiative de Monsieur Montebourg.
L'idée de LD, bien qu'intéressante, ne serait pas utile. Quand UMP, PS et PC limiteront le cumul des mandats, il leur faudra bien faire appel aux nombreuses femmes qui attendent patiemment que leurs machos de dirigeants s'aperçoivent qu'elles sont elles aussi compétentes !
Pas bien compris, Amusé.
Elle ne gardera aucun des deux: elle sera ministre ! C'est pas moi qui le dis, mais bien elle, à qui veut bien l'entendre... Je propose un grand mdr collectif !
Et si elle est ministre qui la remplacera ?
Oh! que cette question elle est bonne!!!
Alors qui est dans la confidence ?
J'espère au'au moins ses era une femme !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
"Charité bien ordonnée commence par soi-même". Ce beau dicton devrait s'appliquer à tous les socialistes depuis longtemps car, en tant que militant, cela fait de nombreuses années que l'on prône le non cumul des mandats et même, la mise en place d'un statut de l'élu pour permettre à des gens du secteur privé, aux femmes, d'accéder à des mandats qui sont aujourd'hui monopolisés par une minorité de cumulards et de cumulardes. La vraie rénovation, c'est celle qui passe par un appel d'air, par des changements de têtes avec le partage des pouvoirs et donc la limitation du mandat à un seul. Il y a des femmes et des hommes de qualité sur tous les territoires, des militants dévoués et engagés, qui méritent aussi d'avoir leur chance, de passer à l'action et de dépoussiérer le systeme. D'ailleurs, comment auraient fait nos élus si Ségolène Royal avait été élue, car dans son projet, le non-cumul des mandats était bien mis en avant et elle se l'est d'ailleurs appliquée à elle-même en préférant mettre en avant la jeune Delphine Batho comme députée et garder son mandat de Présidente de Région. C'est un bon exemple et Arnaud Montebourg, au lieu de faire de la com et des annonces à la Sarkozy n'aurait jamais du, s'il était réeellement en phase avec ses convictions profondes, devenir président de conseil général.
Alors, si la rénovation commence.....enfin, c'est une bonne chose. Et si Martine Aubry ose en faire un passage incontournable pour les grands barons du PS au national et aussi en local, et bien elle aura réussi une belle performance, un action forte et d'avenir mais a s'en faire beaucoup d'ennemis...
Moi, je vote pour tout de suite car cela fait longtemps, sans attendre une loi que le PS aurait du montrer l'exemple sur ce sujet pour démontrer son "ouverture".
Pas mal langue de VIP.
Moi j'aimerais que les élus qui ont de multiples fonctions m'expliquent comment ils arrivent à tout gérer à fond ?
Comment font ils dans 1 journée de 24 h même en dormant un peu pour être opérationnel de partout ?
Ont ils la capacité intellectuelle à être professionnel dans tous les domaines ?
J'aimerais aussi que ces élus qui pronent en meeting de grandes théories les appliquent dans les structures qu'ils président et là je pense que pour les militants de base le PS deviendra à nouveau crédible
En fait et sans rire, qui croit réellement que MFPD pourrait là, maintenant, être ministre ?!
Mais, bon, cette discussion est des plus intéressantes. Et ça me permet de rappeler que nous les Verts prônons et appliquons le non cumul ET par personne (nombre de mandats en même temps limité selon leur importance - on peut être conseiller municipal et député, ou adjoint au maire et conseiller régional, mais pas maire et député) ET limité dans la durée (pas plus de deux mandats consécutifs).
Oui, je sais, et Noël Mamère ? Eh bien, c'est l'exception qui confirme la règle et ... il est le seul Vert à Bègles, il ne peut donc laisser sa place à un autre.
je suis également contre le cumul des mandats et contre le cumul des mandatures (pas plus de 2 car il faut le temps de mener à bien ses engagements), malheureusement, la plupart des élus sont contre et je suis d'accord avec Muriel lorsqu'elle se demande comment ils font pour faire correctement leur boulot d'élu qui leur prend pratiquement 24 h/24 pour mener d'autres combats tout aussi prenants et notamment des mandats électifs. Il y en a certainement qui sont baclés !
1 seul mandat n'est pas suffisant, il permet de poser des jalons et compte tenu des lenteurs administratives il faut un second mandat pour avoir un réel bilan.
Dans le public on a plus de facilité pour s'investir et mener une campagne politique. Dans le privé on ne peut pas à moins de prendre sur ses congés ou des congés sans solde....Cela explique sans doute que nombre des élus actuels sont issus de la fonction publique. Moi j'aimerais que l'on ouvre un peu plus les listes éventuelles au "civil", leur vision est parfois plus réaliste, plus prête de cette base qui revendique haut et fort aujourd'hui qu'on les entende et que l'on prenne en compte leur avis. Et puis ça apporterait un petit pétillant à ceux qui sont installés depuis longtemps. Quand à la parité laissez moi rire, on l'applique contraints et forcés parfois mais en sachant que les postes importants ne seront pas pour elles. C'est dommage car nous avons en plus une finesse et une méthode d'organisation interessante. Imaginez : Gérer 1 boulot + les enfants + la maison et souvent un investissement associatif..................Et le tout en tachant que ce ne sera pas au détriment de certaines valeurs.
@muriel : dans l'emploi du temps et les charges incombant aux femmes, ne pas oublier "et plaire à nos mecs" ...
Il me semblait avoir entendu dire, il y a de cela fort longtemps, que, quand un parlementaire devenait membre d'un gouvernement, son suppléant lui succédait. Je suis vieux, maintenant, et vous, les jeunes, vous savez ces choses-là bien mieux que moi! (surtout ceux d'entre vous qui brûlent de remplacer tous les vieux cons...)
@didier : tu as raison j'ai oublié : plaire à nos mecs, sortir avec les copines.....Et tenter desespérement de bouqiner pour ne pas avoir l'air trop cruche.......
Bon avec tout ça vous comprenez pourquoi un mandat politique pour nous les femmes c'est compliqué.
Et ne pas oublier que les charmants élus hommes ne nous font pas de cadeau, une femme pas trop vilaine un minimum instruite qui ose dire à ces grands messieurs qu'ils se trompent...........et tenter de les convaincre qu'elles savent aussi bien défendre un projet qu'eux!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Cumul des mandatures,tout à fait d'accord,cela permettrait à de nouvelles têtes d'emerger,cela éviterait le ronron de quelqu'un en place depuis 20 ans ou plus.Plus circonspect devant le cumul des mandats .Député-maire par exemple ne me semble pas forcément une mauvaise chose.Je me dis qu'une assemblée de purs législateurs n'ayant pas le contact avec le terrain que peut avoir un maire pourrait voter des lois plus que difficiles à appliquer.Mais je n'irai pas au-delà de deux mandats
Un élu qui vote les lois ne doit pas être déconnecté du terrain, sinon il n'est plus en phase avec la réallité, Maire et Député oui.
Mais pas à vie.......
A trop en vouloir on se brule les ailes.....
allez bougez vous pour être force de proposition et non plus que contestation. Cessons de regarder en arrière et avançons, le train ne nous attendra pas et la compétitivité entre les territoires ne fera que s'accentuer. Petit le Limousin ? OUI mais VISIONNAIRE et AVANT GARDISTE.
Maire et député, non ! Il y a entre les sessions à l'assemblée suffisamment de temps pour rentrer dans sa circonscription et garder le contact avec le terrain. Et si les mandats sont limités dans le temps, quand on rentre chez soi, ce n'est pas pour serrer des paluches et soigner ses électeurs, mais bien pour s'informer et informer.
Il est important pour un élu national (Député) d'avoir un mandat local, afin d'avoir une assise et un contact avec le terrain, avec la réalité des gens!
Peut-être limiter le nombre de mandats successifs? Oui pourquoi pas, afin de ne pas avoir comme dit Muriel des élus sur le même mandat à vie! Mais pour le moment il n'y a pas de loi règlementant cela et si nos élus actuels sont réélus à chaque élection, c'est bien qu'il y a de la satisfaction de la part des électeurs et que les résultats sont là! Ah je vois déjà les mécontents pointer leur nez...
Il y a une autre méthode que le mandat local pour avoir un contact avec le terrain : mener une vie normale, faire ses courses, son ménage, s'occuper de ses enfants et/ou petits-enfants, avoir des amis qui ne font pas de politique, adhérer à une association, ...
@didier et oui la vie simple et s'investir dans une associaiton mais vous avez déjà vu un président d'association avoir le pouvoir de voter une subvention ? avoir le pouvoir de porter un projet oui le faire adopter non ? le financement juste avec des adhésions ne laisse aucune latitude et je sais de quoi je parle. Les lois elles sont aussi faites pour évoluer.
Et si le travail en association ne se limitait pas à la présidence ? Être simple adhérent, ça permet quand même de garder des contacts avec la "vraie vie", non ?
@MAXIME lorsqu'on est député, on n'est pas forcé de rester dans sa tour d'ivoire et on peut faire un sacré bon boulot de terrain lorsque l'on veut aller à la rencontre des citoyens, le travail de parlementaire laisse du temps pour cela, on n'est pas contraint d'être maire qui est un boulot très prenant, et en tout cas beaucoup plus que député car il n'y a pas d'alternative, il faut être à l'écoute si on veut être un bon maire.
@didier : ëtre bénévole c'est très bien, encore faut il avoir véritablement l'âme associative et vouloir travailler sur un projet collectif.
Par expérience dés que tu t'investis il est rare que tu ne te retrouves pas à avoir des responsabilités dans l'association. Excuse moi mais la vraie vie tu la trouves aussi dans ton quotidien. Ensuite ton engagement te pousse toujours à t'investir de plus en plus.....
Mais au départ nous parlions de mandat et de cumul de mandat ELECTORAL. Ensuite je suis d'accord avec prairies87 un maire et encore plus dans nos territoires ruraux (petits) c'est un boulot à plein temps et des responsabilités énormes. Difficile même bien souvent de conserver un emploi. Un maire doit être au courant d'une multitude de réglementation et de lois c'est pour cela que ça ne me choque pas le cumul des 2 mandats. Il n'y a pas véritablement d'amalgame en tout cas moins qu'un conseiller général ou régional.
Un détail m'amuse. Personne ne songe à se demander comment cela se passe dans les pays voisins.
Dans le pays natal de ma chère et tendre, on ne peut pas être candidat à une élection si on a un mandat en cours. On ne peut faire plus de deux mandats consécutifs. Et les parlementaires perdent tout ou partie de leur indemnité s'ils ont un taux d'absentéisme trop élevé. "Comme n'importe quel salarié" disent-ils.
@Yann: très bonne question que tu poses là! En Allemagne par exemple, lorsqu'un élu devient Maire de sa commune il perd totalement son emploi pour se consacrer à plein temps à sa fonction élective! Le jour où il ne souhaite plus être Maire, au terme de son mandat, il n'est pas sûr de retrouver l'emploi qu'il occupait auparavant!
En france quand on travaille dans le privé si vraiment on veut se consacrer à son mandat on doit prendre un congé sans solde qui ne peut excéder 2 ans. Vous vivez vous avec une indemnité de maire de petite commune ?
Dans le public c'est plus facile
Le seul problème c'est la domination des fonctions électives, surtout à gauche , par des fonctionnaires et surtout des enseignants, en dehors , par définition , du monde économique , des impératifs actuels imposés par la mondialisation et n'ayant souvent que mépris pour tout ce qui n'est pas de leur sphère protégée.
S'ils sont autant dévoués à l'intérêt général, ils n'ont qu'à démissionner de l'administration après l'élection et refuser notamment le cumul des retraites et le retour à bonne fortune en cas de veste électorale ( ça vaut tous les parachutes dorés et les retraites chapeaux, sans savoir combien cela coûte aux contribuables). C'est ainsi dans les autres pays européens.
En amusant la galerie ( les électeurs ) avec leur rôle irremplaçable ( social, subventions du genre " je te tiens, on se tient ... ", tout sauf les méchants d'en face qui ne connaissent que la logique comptable ), on réussit malgré tout à se croire indispensable.
Gare au retour de manivelle dans quelques années au plus tard ,quand le gouffre de la dette et de la baisse inéluctable du niveau de vie, pour les pays de l'Europe mal gérés pendant 30 ans, frappera ceux de droite et de gauche qui n'ont pas su arrêter la catastrophe.
On entend personne sur ce site parler des 3000 pertes d'emploi salariés ( hors fonction publique , cela va de soi ) en un an en Limousin .Pourquoi ?
Parce que la France a perdu 500 000 emplois industriels de 2003 à 2008, soit bien avant la crise. Et que le Limousin c'est simplement 1 % de la France industrielle. Donc nous sommes déjà en plein dans le début d'une crise qui vient chez nous avec retard , mais sera plus violente. La moitié des emplois des équipementiers automobiles notamment vont disparaître.
Réaction des responsables " politiques " : aucune ( on disait la droite au top en matière économique ). Au plan national, on ne parle plus de politique industrielle depuis la nuit des temps. Silence, on délocalise.
En Limousin, les élus immuables ( qui n'ont jamais géré une entreprise ) cartonnent le gouvernement sur la place publique pour justifier leur existence.
Des subventions, des fonctionnaires transférés , une Lgv non financée ...
Que faire ?
Respecter sans réserve celles et ceux d'entre vous engagés dans les mouvements collectifs par autre chose très loin de l'intérêt personnel. C'est clair et il faut même de toute urgence arrêter les bonnes vieilles diatribes gauche-droite. On voit le résultat. Cela n'a rien apporté, déjà quand les affaires allaient encore bien, en apparence.
Mais dire et redire que l'absence de projets économiques solides et à longue échéance , particulièrement pour le nord de la région, reposant sur les entreprises petites et moyennes, va finalement nous coûter très cher.
Voyez ce qui a été fait par les agences régionales de développement ailleurs ( y-en-a t- il une en Limousin ?) .Loiret : l ' Adel a attiré 7000 emplois industriels en 20 ans, dans un département fortement agricole. Ne parlons pas de l'Aderly ( Lyon ) ou même de nos voisins de l'Indre. Ou de la Corrèze.
Je n'ai jamais entendu ce type de propos en Haute Vienne . Est-ce un hasard ?
Je suis en accord avec ce que tu dis je pense sincèrement qu'il faut ouvrir les listes au personnes du privé, nous avons une autre notion de commerce, du marketing, nous savons de quoi nous parlons quand il s'agit d'une étude de clientèle de marché....
Moi ce qui me gène c'est que dans bien des structures on gère l'argent public d'une drole de façon, un passif dans le privé s'il est cumulé on va à la faillite dans le public ? on espère recevoir une subvention pour le combler....Non c'est inadmissible à l'heure où la crise sévit on doit encore être plus attentif. Dans ce blog on parle parfois curieusement de pécadaille alors qu'on n'a pas de commentaire sur les licenciements chez Madrange ou autres entreprises. On aide des secteurs par des subventions à quoi vont elles servir ? a t'on un moyen de contrôle. Je vois plein d'installations en zone rurale qui au bout de 2 ans ferment car on a pensé aide des collectivités à l'installation mais on a oublié de réfléchir à plus long terme au bout de 2 ans les charges tombent les cotisations aussi. C'est super d'aider les porteurs de projets mais la formation n'est pas suffisante en gestion et comptabilité. Et vérifie t'on l'utilisation des aides NON......
En Limousin nous avons des agences de développement mais la superposition bien souvent des compétences font que nous ne les connaissons pas bien.
Le libéralisme NON mais le controle des aides OUI
Par EMERIC BRÉHIER premier secrétaire fédéral, Besoin de gauche, JEAN-PIERRE MIGNARD président de Désir d’avenir, ARNAUD MONTEBOURG secrétaire national du PS à la rénovation., CHRISTOPHE CARESCHE député, Pôle écologique
Nous venons de remettre un rapport à Martine Aubry pour des «primaires ouvertes et populaires de toute la gauche». Le débat est lancé. Nous voudrions répondre aux interrogations et critiques qui se font jour. La primaire, alpha et oméga de la rénovation de la gauche ? Certes pas. L’essentiel, c’est de proposer un projet d’avenir aux Français. Mais il n’est pas interdit de se demander pourquoi nous en avons été incapables jusqu’ici. 2002 - 2009 : sept ans de malheur, beaucoup de vaisselle brisée, mais pas de projet socialiste… Notre conviction, c’est que la crise actuelle de la gauche française est avant tout une crise de leadership. La succession de Lionel Jospin n’est toujours pas assurée. Contrairement à la droite, aucun leader «naturel» ne s’est imposé. Nous avons des candidats au leadership, mais les institutions actuelles du Parti socialiste ne permettent pas de choisir entre les compétiteurs. C’est une situation unique : tous les autres partis de gouvernement au monde ont des procédures qui leur permettent de désigner un leader «légal». Pas le Parti socialiste. Face à cette réalité, il y a l’option habituelle : ne rien faire. Les conséquences, nous les connaissons, nous les avons déjà vécues dans la période précédente : une primaire sauvage et permanente.
La bataille des egos n’est pas liée à la primaire, mais au contraire à l’absence de procédure de régulation qui exaspère la compétition au lieu de favoriser les convergences indispensables. Elle paralyse toutes les fonctions du parti, et notamment le projet. Et à la fin de la séquence, comme il faut bien se choisir un candidat, on négocie à chaud les règles de la primaire, dans la précipitation et le rapport de forces des intérêts personnels des candidats. Résultat : la primaire de 2006, verrouillée, trop tardive, trop aseptisée, et oublieuse d’une procédure de rassemblement autour du vainqueur. On ne doit pas se résigner à ce statu quo perdant. Tel a été notre objectif : élaborer des règles de désignation du candidat à la présidentielle qui nous donnent les meilleures chances de gagner. En voici les grands principes :
1. Une primaire ouverte aux sympathisants. L’idée est que la dynamique - électorale, militante, démocratique - offerte par quatre millions de votants, comme lors de la primaire italienne pour Romano Prodi en 2004, est infiniment supérieure à celle conférée par les 150 000 militants socialistes qui ont investi Ségolène Royal en 2006.
2. Une primaire proposée aux partis progressistes qui le souhaitent. L’objectif est de remédier à la fragmentation du camp progressiste et d’éviter le risque de dévisser au premier tour, comme en 2002. C’est quand même bien le moins que de se tourner vers nos alliés. Ils choisiront mais nous aurons fait notre devoir.
3. Une primaire organisant une vraie compétition. L’idée est de choisir «le ou la meilleur(e)», c’est-à-dire celui ou celle qui a le plus de chances de gagner la présidentielle.
4. Un accès élargi à toutes les candidatures légitimes. En 2006, un Barack Obama français n’aurait pas pu émerger - il n’aurait même pas pu concourir. Le processus peut toujours être allégé, mais l’objectif demeure.
5. Un dispositif de clôture, centré autour d’un congrès extraordinaire de désignation, garantissant le rassemblement autour du vainqueur. Mais il faut le faire dès maintenant. C’est une nécessité pour la qualité de la primaire. La codification doit se faire à froid, tant que le voile d’ignorance existe sur les intérêts personnels des candidats potentiels. Elle doit se faire à temps : faire voter quatre millions de personnes, sans l’aide de l’appareil d’Etat, ce n’est pas une mince affaire et cela nécessite une longue préparation technique et le maximum de loyauté déontologique si l’on veut un succès. C’est aussi une nécessité pour le projet. La codification de la primaire permet d’externaliser les enjeux de personne dans une procédure régulée et calée dans le temps (2011). Elle «libère» ainsi la réflexion de fond. Cette réflexion doit rester libre, créatrice, ouverte. Le patrimoine collectif dans lequel les candidats viennent puiser. Et il reviendra à la primaire de trancher, non pas simplement entre les personnalités dans le cadre d’un «concours de beauté», mais aussi entre leurs options politiques.
Ces principes - et les propositions techniques qui les déclinent - sont des propositions. Elles ne sont pas à prendre ou à laisser en bloc. Elles sont versées au débat. Il revient à la direction du PS de les trancher et de les porter devant tous les adhérents. Faisons-le maintenant et passons rapidement au projet.
Il est un fait que les fonctions électives sont bien souvent occupées par des gens issus de la fonction publique.Mais leur compliquer la tâche comme certains l'envisagent ne réglera pas pour autant la situation.Ce qu'il faut c'est trouver le moyen pour que les citoyens issus du privé ,et je pense surtout aux salariés pour qui c'est très compliqué,puissent devenir des élus.C'est dans la diversité que l'on règle le mieux les problèmes
@carte c'est tout à fait ce que je dis, faisons en sorte que les salariés qui pourraient apportés leur compétence et une autre de méthode de travail puissent accéder à des mandats. Ensuite la critique est toujours plus facile que l'action.
@laurent il me semble que Martine Aubry a prévu de "visiter" toutes les fédérations, faisons en sorte que le débat soit riche et que nous portions tous un projet qui nous permettent d'avoir une avance considérable aux régionales et de conserver tous nos sièges
Comment faire participer les salariés du privé aux exécutifs ? Dans une commune de 4200 habitants que je connais bien, il y a 9 élus qui gagnent entre 800 et 1900€ par mois. Voilà de quoi financer un temps partiel libérant du temps pour exercer son mandat. Il ne reste plus au législateur qu'à prévoir un CDD de la durée du mandat en remplacement du temps partiel de l'élu et vous avez : 1°) créé plusieurs milliers d'emplois en France, certes précaires, 2°) trouvé le moyen d'attirer plus de salariés du privé vers les mandats électifs. Si vous ajoutez à ça le non-cumul des mandats, vous avez un peu rénové la vie politique et un peu réduit le chômage.
@didier tu as de la chance tu parles d'une commune de 4200 habitants moi je vois autour de moi des communes entre 50 et 1500 habitants. l'indemnité est tellement importante que la majorité des élus sont des retraités, bien pour le renouveau et la vision "en mouvement". De plus côté dispo à part le congés sans solde qui ne peut durer plus de 2 ans dans le privé ou de prendre sur ses congés......Peut être serait il plus simple de revaloriser l'indemnité d'élus en petite commune et de prévoir dans les CC une possibilité de disponibilité dans le cadre d'un mandat électoral. Et je ne parle pas de la responsabilité associative. Alors là toute les responsabilités pour rien.....Le législateur a prévu une indemnité égale à x% du SMIC mais compte tenu de la problématique du financement des associations peu de président applique cela. Moi cette année je vais valoriser en compte 8 mon temps et mes frais juste pour montrer à mes financeurs ce que cela représente d'être à la fois Présidente et directrice. La France pays de l'égalité est le premier pays appliquant le travail au noir associatif.........Alors tu peux aussi être un président béni oui oui juste pour la forme mais si tu t'investis vraiement dure réalité!!!!!!