> Ce que nos élus gagneraient si …
Par Tristan le lundi 25 août 2008, 10:40 - Vie politique locale - Lien permanent
Les indemnités de fonction de nos élus
sont des données publiques, mais le cumul des mandats rend difficile le calcul
des sommes perçues à la fin de chaque mois par nos députés, maires, présidents,
etc.
Un seul chiffre est connu : aucun élu de la république ne peu gagner plus
que le plafond fixé par la loi, soit 8.547 euros bruts. Pourtant dans notre
région, ce plafond est frôlé, égalé et même dépassé par certains élus locaux.
Si trop-perçu il y a, celui doit être versé par l’élu trop gourmand à un
camarade de son choix, sinon il est perdu. Cette pratique, appelée
l’écrêtement, est un bon moyen de s’assurer de la fidélité des bénéficiaires
qui deviennent redevables, mais complique le calcul des véritables indemnités
perçues par nos élus.
Comment calculer ?
Bien évidemment les élus ne perçoivent pas les montants indiqués ci-dessous.
Mais si il n’y avait pas de plafond et si leur indemnité était votée au taux
maximum, voici ce qu’ils gagneraient par mois :
Alain Rodet – 17.783,35 €
- Député (6.987,69 € *)
- Maire de Limoges (5397,83 €)
- Président de la communauté d’agglomération (5.397,83 €)
Marie-Françoise Perol-Dumont – 12.385,52
€
- Députée (6.987,69 € *)
- Présidente du conseil général (5 397,83 €)
Daniel Boisserie – 10.849,43 €
- Député (6.987,69 € *)
- Maire de Saint-Yrieix (2047,45 €)
- Président de la CC du Pays de Saint-Yrieix (1814,79 €)
Monique Boulestin – 9.667,99 €
- Députée (6.987,69 €)
- Adjointe-maire (2456,94 €)
- Déléguée communautaire (223,36€)
Jean-Paul Denanot – 8.673,75 €
- Président du conseil régional (5 397,83 €)
- Vice-Président de la CALM (2.456,94 €)
- Adjoint au maire de Feytiat (818,98 €)
(*) Indemnité réelle et ne prenant pas en compte les frais de mandat et de secrétariat.








Commentaires
Je ne gagne que 1098,43 euros mensuels et je verse à ma commune mon indemnité d'ajoint. J'imagine qu'en Limousin certains font la meme chose.
Tu as oublié les réduction d'impôt et tu pourrais aussi parler de comment les élus cotisent pour leurs retraites, car il y a la une différence entre les discours et les actes.
Ce qu'ils perçoivent, c'est de l'argent de poche parce que pour faire face aux différentes dépenses, il y a les à côtés comme tu l'as évoqué...
Rappelons que pour un député, il existe une enveloppe pour les frais de mandat et de secrétariat qui se chiffrent comme suit :
- "indemnité représentative de frais de mandat" montant mensuel net 5 820, 35 €. (Elle sert à payer ses frais de voiture, de loyer pour la permanence, frais de réception, d'habillement, de transport, etc)
- crédit affecté à la rémunération de collaborateurs le montant mensuel du crédit 8 994 €.
Train :
Pour les parlementaires utilisant régulièrement le train, une carte nominative qui permet l'accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF en 1ère classe.
Déplacements aériens
Avion :
L'Assemblée nationale prend en charge chaque année :- s'agissant des députés métropolitains :
- quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu'elle est desservie par une ligne aérienne régulière ;
- six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription ;
Téléphone et télécopieur :
Les communications passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l'Assemblée nationale. Les messages transmis par télécopies sont également pris en charge.
Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d'un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d’accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d’accès à Internet.
Courrier :
Les correspondances de nature parlementaire c'est-à-dire écrites par un député pour l'accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l'Assemblée nationale.
Ne bénéficient normalement pas de cet affranchissement :
- les correspondances d'ordre privé,
- les correspondances présentant un caractère général ou collectif (invitations, faire-part, cartes de visites, imprimés, tracts, appels à des souscriptions, journaux).
Bref, je vous jure que lorsque j'aurai 5 mns, je pleurerai sur le statut des parlementaires de gauche comme de droite (vu ce qu'ils font comme boulot par chez nous, on est en droit de se demander comment justifier de tels traitements...)
Nous vous conseillons la lecture d'un essai politique que notre blog http://www.les-dizygotes.com/ publie en intégralité et intitulé "Sarkozy Frêche : les dizygotes".
Une analyse de la vie politique des trente dernières années à travers les deux hommes.
Quel article populiste !
C'est grâce à cela que personne ne va plus voter...
Je préfère des élus riches à des élus corrompus.
@tibon:
non, ces avantages ne me choquent pas, ils sont nécessaires au travail de parlementaire. Ce qu'il l'est par contre c'est le cumul des mandats, comment peut on faire du bon travail quand on est au four et au moulin en même temps ? Cette capacité a ne pas prendre ses responsabilités d'élus est vraiment fatigante.
@tibon : je te rassure, il n'y a pas d'incompatibilité entre riche et corrompu !
Ce qui est choquant, c'est que tout est payé par l'état et que le salaire d'un député qui ne cumule pas, c'est de l'argent de poche soit 6.987,69 € par mois !
Ce qui est choquant, c'est qu'en cas de cumul, là, les différents avantages, eux, se cumulent !
Il y a donc des coupes budgétaires possibles et de l'argent à récupérer... On parle de budget en déficit, peut être que là, il y a un peu de gratte à se faire non ?
Je rejoins "ctout", ce n'est pas tant les sommes gagnées qui sont choquantes (encore que quand on peine à gagner un SMIC mensuel, on peut être envieux) que le cumul de mandats. Comment peut-on raisonnablement exercer les fonctions de maire, député ou président d'une agglo, ou comment peut-on être à la fois président d'un conseil régional, conseiller municipal et vice-président d'une agglo ?
Il y plusieurs réponses à ça. Soit, et là je parle pour notre région, les rangs des militants socialistes sont si clairsemés, ou ces militants si peu compétents, que nos ténors sont obligés de tout faire eux-mêmes. Les pauvres ! Soit ces "cumulards" sont des espèces de supermen (ou women) capable de travailler 35 heures par jour 13 mois par an. Soit le pouvoir corrompt, comme le prétend Machiavel (et pas au sens pécuniaire du mot), et comme dans une partie de Monopoly- tique, une fois élu, on n'a de cesse que d'obtenir de nouveaux pouvoirs.
Je serais curieux de savoir comment les intéressés justifient ces cumuls...
A la question qui lui a été posée, un certain Arnaud Montebourg, grand pourfendeur de cumulards... avant de cumuler deux postes de député et Président du Conseil Général de Saône-et-Loir, a répondu "Vous savez, on peut être croyant et pas pratiquant"... no comment !
Voila des gens dont leurs revenus globaux les soumettent sûrement à l'ISF et qui en bons démagogues s'insurgent contre le cadeau du paquet fiscal.
Allons ,camarades un peu de dignité.
Une précision de Jean-Pierre Demerliat au sujet du cumul des indemnités de fonction :
Il ressort du II de l’article L.2123-20 du Code général des collectivités territoriales que « l'élu municipal titulaire d'autres mandats électoraux ou qui siège à ce titre au conseil d'administration d'un établissement public local, du centre national de la fonction publique territoriale, au conseil d'administration ou au conseil de surveillance d'une société d'économie mixte locale ou qui préside une telle société ne peut percevoir, pour l'ensemble de ses fonctions, un montant total de rémunérations et d'indemnités de fonction supérieur à une fois et demie le montant de l'indemnité parlementaire telle qu'elle est définie à l'article 1er de l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958 portant loi organique relative à l'indemnité des membres du Parlement. Ce plafond s'entend déduction faite des cotisations sociales obligatoires »
Ce même article ajoute, dans son paragraphe III, que « lorsqu'en application des dispositions du II, le montant total de rémunération et d'indemnité de fonction d'un conseiller municipal fait l'objet d'un écrêtement, le reversement de la part écrêtée ne peut être effectué que sur délibération nominative du conseil municipal ou de l'organisme concerné ».
L’élu est libre de choisir l’indemnité de fonction sur laquelle il entend faire porter l’écrêtement et doit informer l’ordonnateur de la commune en lui communiquant le montant des différentes indemnités nettes qu’il perçoit ; il peut en outre désigner le ou les bénéficiaires de la part écrêtée mais selon le même paragraphe, le reversement de cette part ne peut être effectué que sur délibération nominative du conseil municipal.
Il en est de même pour les conseillers généraux, les conseillers régionaux, les présidents et vice-présidents des établissements publics de coopération intercommunale… (Cf. articles L.3123-18, L.4135-18 et L.5211-12… du Code général des collectivités territoriales)
-Source : Note à l’attention de M. Jean-Pierre DEMERLIAT, Sénateur de la Haute-Vienne, émanant du service des collectivités territoriales du Sénat, rédigée par Mme Rama Yade, Administrateur, le 12 février 2007
économisons, soit mais mis à part le cumul des mandats sur lequel; la plupart des citoyens sont d'accord, les élus aussi mais en public seulement, n'y aurait il pas la possibilité de diminuer le nombre de communes, de manière à donner aux maires de meilleures conditions de travail et diminuer le nombre totral d'élus. Bien sûr plus les tas de fumiers sont nombreux plus il y a de coqs heureux