> Cavada conduira une liste MoDem-UMP
Par Tristan le lundi 26 novembre 2007, 07:27 - Politique nationale - Lien permanent
Dans un entretien accordé au
Figaro, Jean-Marie Cavada déclare qu'il va mener la liste UMP dans le
XIIème arrondissement de Paris.
"Je vais conduire une liste de candidats de rassemblement soutenue par l’UMP,
mais aussi par des personnalités venues d’ailleurs".
En revanche, l'homme se considère toujours comme membre du MoDem.
Tirer de cette annonce des conséquences quant à la ligne idéologique du MoDem
serait une grosse ereur d'analyse. Il faut voir simplement dans ce
"rapprochement" un nouveau signe de l'ouverture. Notons qu'à l'heure actuelle
aucun membre du MoDem n'a accepté de recevoir un portefeuille ministériel et
n'a participé à des comités de réflexion.








Commentaires
Désolé Tristan, mais là si tu appelles ça un signe d'ouverture, je ne suis plus tout à fait d'accord avec toi ! Pour moi ça montre juste que le Modem est de droite, du moins ses dirigeants ! Conduire une liste UMP quand on est au Modem et ce dés le 1er tour, je vois pas comment on peut encore défendre qu'on veut prendre le meilleur de la droite avec le meilleur de la gauche ! Le meilleur est à gauche à Paris comme à Limoges d'ailleurs et dans toutes les villes de France, alors pourquoi Cavada soutient il Panafieu plutôt que Delanoë ? Pourtant il n'y a pas longtemps je l'ai entendu dire qu'il était de centre-gauche proche de Rocard et Delors ! Encore un opportuniste !
Va-t-il être exclu du Modem en allant à l'encontre des directives de son parti ? Le Congrés du Modem risque d'être tendu !
Et du coup, la ligne idéologique du Modem, c'est quoi Tristan ?
s'il y avait ouvert sa liste à des UMP + d'autres à gauche oui ça aurait été une espèce d'ouverure
Mais là mettre Lagarde (une incompétente notoire, la copine de certains patrons...) sur sa liste , Cavada commet une erreur qui risque de couter très cher au Modem
Il attaque de plein fouet les stratégies de Bayrou (meme si il a raison Bayrou est trop romantique, trop flou, trop Ni et Ni et...)
Mais c'est un gros coup de plus qui va porter préjudice au Modem
pas mal de Modem, ou de proches de Modem, le sentait venir et le craignait
ce n'est pas pour rien que Bayrou parle d'élections difficiles, il sait très bien qu'il doit faire face à des nouveaux (plutot centre gauche voir gauche gauche des fois) et des anciens de droite
ailleurs des alliances entre Modem et droite vont avoir lieu (il y en aura aussi entre gauche et Modem), mais cela n'aura pas le même impact médiatique...
Là c'est vraiment se mettre des batons dans les roues car c'est symbolique, c'est Paris...
Le Modem par ce "symbole" est mal, très mal
d'autant plus que la tête des têtes de listes, Sarnez, que j'aurai cru meilleur, confond sa stratégie, avec la stratégie de Panafieu : attaquons Delanoe...
ça va être dur, et c'est dommage pour le Modem
Nous n'en serions peut être pas arrivés là si le Modem avait opté pour une ligne claire et transparente et c'est loin d'être le cas. A force de naviguer en permanence entre deux eaux, tout le monde va finir par se perdre dans un espèce de jeu à quitte ou double dans lequel François BAYROU, s'éloignant de plus en plus de sa base, a bien du mal à se situer et tout ceci n'augure rien de bon pour un Modem qui semble présenter des retards à l'allumage de plus en plus fréquents qui altérent ses capacités à proposer un projet de société crédible et les prochaines municipales qui s'annoncent n'arrangeront certainement pas la situation actuelle, le Modem y survivra t'il d'ailleurs ? A suivre...
Est-il encore possible - voire licite… - de ne pas être sarkoziste, en France, aujourd’hui ? Il faut croire que non. Dans cet entretien publié ce jour dans Le Figaro, Jean-Marie Cavada, tentant laborieusement de justifier sa décision de conduire la liste UMP dans le XIIème arrondissement de Paris, explique – bon sang, mais c’est bien sûr ! – que « c’est Nicolas Sarkozy qui fait bouger la France », lequel « est allé chercher les meilleurs pour réussir les réformes que nous aurions dû faire il y a trente ans ». Ainsi donc, si l’on suit ce qui tient lieu de raisonnement à cet ancien notable du PAF, dès lors qu’un président de la République est élu, les « meilleurs » (dont Monsieur Cavada fait naturellement partie…) doivent se mettre au service du monarque républicain, tout le reste n’étant que « politicaillerie » ! On croit rêver. En réalité, Monsieur Cavada confond « faire de la politique » et « s’engager en politique ». Un engagement politique digne de ce nom repose sur un socle de convictions et d’idées. Durant la campagne pour l’élection présidentielle, François Bayrou s’est clairement positionné contre un modèle de société reposant tout entier sur le culte de l’argent. Il a par ailleurs défendu une conception exigeante de la démocratie, préconisant notamment une séparation des pouvoirs politique, économique et médiatique (ce qui lui a d’ailleurs valu de surréalistes accusations de « populisme »). S’agissant du rapport à l’argent, il est pour le moins surprenant de voir l’ex-animateur de la « Marche du siècle » s’afficher sur une liste dont le n° 2 sera Christine Lagarde qui, il y a quelque temps, affirmait sans ambages que le but du gouvernement était de « réhabiliter l’argent, corollaire du succès ». Est-ce là le projet de société de Monsieur Cavada ? C’est son droit, mais alors, que diable est-il venu faire dans la « galère » de François Bayrou ?! Sur la séparation des pouvoirs politique, économique et médiatique, les militants présents à Seignosse se souviennent des critiques émises par l’ancien journaliste à l’encontre du système Sarkozy. Comprenne qui pourra…
Le salmigondis cavadesque, pour atterrant qu’il soit au regard d’une certaine conception de l’engagement politique, a au moins le mérite de mettre à jour les deux principales faiblesses du MoDem à la veille de son congrès fondateur : le nombre insuffisant de personnalités fiables pour porter, aux côtés de François Bayrou, le projet démocrate et la difficulté de tenir une ligne d’opposition à la fois constructive dans sa méthode et ferme sur les principes. Gageons qu’il y sera remédié dans les mois et les années à venir. Au delà des petites et des grandes trahisons, l’aventure du MoDem ne fait que commencer
@Roets
"laborieusement"... c'est bien le mot. Il est difficile de justifier un engagement qu'on ne comprend pas soi-même.
@jmjarras. Je crois que comme beaucoup tu n'as pas dû lire le programme présidentiel de François Bayrou car alors tu aurais compris le sens de sa démarche et son projet pour la France.
Il ne s'agit pas ici de faire de la politique pour inévitablement être de droite ou de gauche, vouloir réduire l'action politique à un positionnement physique au sein de l'assemblée Nationale est totalement dépassé.
L'action politique se fonde sur un projet (quel que soit le niveau de l'élection), il vise à promouvoir les valeurs qui sont portées par chaque mouvement politique.
La vision qui est la tienne est absurde, à te lire soit on est de droite soit on est de gauche mais ça veut dire quoi concrètement, tu crois que parce qu'une personne se dit de droite ou de gauche elle embrasse forcément toutes les idées toutes les actions, tous les projets de sa famille politique, que fais tu de la nuance, de la diversité dans ta vision manichéenne de la politique en France.
Le but du jeu n'est-il pas de présenter des projets différents qui garantissent la liberté de choix face à l'urne, il faut je le crois laisser à chacun d'entre nous la possibilité de s'identifier à des valeurs, des principes dont on se sent proche, penser le contraire est la négation des principes démocratiques qui sont le socle de notre République.
Dernier point, les électeurs sont libres de leur vote, il revient à chacun de voter en son âme et conscience pour ce qu'il pense être le mieux que ce soit aux municipales ou dans d'autres élections, ce pourquoi je suis opposé aux appels au vote pour untel ou untel quand mon parti n'est plus dans la course au second tour.
@ fabrice 87 : Désolé mais j'ai lu le programme présidentiel de François BAYROU et j'en ai retenu qu'il s'agissat finalement d'une reprise sous d'autres termes de certaines propositions de l'UMP et du PS en se gardant bien d'éviter d'aborder la question des réformes structurelles par exemple car à essayer de vouloir ne mécontenter personne sous des prétextes de cohésion et d'unité nationale, il ne faut pas s'étonner ensuite d'y perdre les suffrages des électeurs finissent par avoir bien du mal à s'y retrouver.
L'action politique se fonde comme tu le dis sur un projet et tu as parfaitement raison. Cependant, à partir du moment ou les élèments de ce projet finissent par être contraires ou s'opposer, la mise en place ne peut qu'aboutir à la politique du 3 pas en avant et 2 pas en arrière et se traduire finalement par un immobilisme, faute d'un courage suffisant pour engager les véritables réformes structurelles indispensables et trop longtemps différées.
Contrairement à toi, je pense que la gauche et la droite restent deux blocs politiques forts qui présentent deux projets de société radicalement différents voir opposés sur certains points et un projet politique véritablement crédible ne saurait, pour des raisons évidentes de cohérence, proposer un mélange hétéroclite de deux tendances foncièrement différentes. Bien évidemment, il est parfois difficile d'épouser l'ensemble des idées de sa famille politique, c'est plutôt une bonne chose puisque ces remises en questions permettent d'évoluer sur un certain nombre de sujets sans pour autant renier les convictions qui font notre appartenance à cette famille.
Enfin, les électeurs sont libres de leur vote mais pour avoir vu à l'oeuvre depuis 2 mandats, le maire de ma ville (Jean-Marie VANLERENBERGHE - Modem) mener cette politique pronée aujourd'hui par le mouvement de François BAYROU, difficile de ne pas se dire que finalement ces mandats ont été caractérisés par une trop bien trop grande timidité dans les décisions, un manque évident de volontarisme politique qui ont finalement conduit à un certain immobilisme.
Ceci dit la discussion reste ouverte.
A bientôt et bon après-midi.
Est-ce qu'on a vu des personnalités MoDem vouloir s'allier avec le PS ? Non. La plupart des centristes du Modem sont donc de tendance "droitiste". A force, il ne vas plus rester que Bayrou, que je commence à plaindre. Pas forcément parce qu'il est le seul à être vraiment centriste, ce qui devrait se vérifier avec le temps, mais parce qu'il ne peut rien faire contre ces "désistements". Oui, des désistements ! Parce que quand on se réclame, comme Cavada, de la social-démocratie (Il avait affirmé avoir des idées proches de DSK), et qu'on va voir à l'UMP après...
Remarquez, si DSK n'était pas parti au FMI, peut-être qu'il serait aller voir Sarko, mais permetez-moi d'en douter, il me paraît relativement fidèle.
@jmjarras. Ben voyons on repart encore avec le "c'est lui qu'il l'a dit en premier" à quand le dépôt pour les droits d'auteur, tu crois vraiment que c'est pas plutôt l'inverse non que le PS et l'UMP sont venus piquer dans le projet BAYROU, malheureusement ils n'ont pas pris les éléments concernant l'Europe et la dette publique.
En plus dire que Bayrou n'avait pas de projet de réforme c'est franchement aller un peu loin dans l'interprétation du programme du MoDem, c'était quoi les réformes du PS quand à celle de l'UMP tu me permettras d'être sceptique tant sur le contenu que sur la forme.
Par ailleurs, je ne vois pas à quel niveau les éléments du projet de Bayrou sont contradictoires ? Quelle est ta définition de véritables réformes structurelles indispensables et trop longtemps différées ? Le libéralisme à tout prix ?
Si je te comprends bien il n'y a pas de salut en dehors du PS ou de l'UMP, toute tentative est vouée à l'échec car ne reposant que sur un amas hétéroclite d'idées bref en résumé quand on est pas du PS ou de l'UMP on est incapable d'avoir un projet cohérent pour la France, c'est une approche très singulière du pluralisme.
Quand tu parles de mélange hétéroclite je pense aux alliances PS, PC, Verts et extrême gauche (là c'est sûr il y a de la cohérence, le plus petit dénominateur commun c'est quoi ?) j'en ai autant pour l'UMP avec sont discours sécuritaire à la limite du bon gout pour récupérer les voix de LE PEN (il n'y a pas d'alliance partisane mais on chasse dans la fange tout de même non ?)
Sur le cas du Maire je suppose d'Arras, il ne faut pas faire d'un cas particulier une généralité, il y a dans tous les partis des bons et des moins bons, après reste à savoir sur quelle majorité il s'appuie.
Débat intéressant à poursuivre.
@Lucas. il ne faut pas confondre les militants avec certains caciques qui ne sont toujours pas clairs avec eux-mêmes (CAVADA). De là à dire que les centristes du MoDem sont droitistes c'est aller vite en besogne. Dois-je te rappeler que si pour l'instant il n'y a pas de manifestation d'alliance avec le PS c'est tout simplement parce que nous voulons des listes indépendantes qui pourraient éventuellement faire des alliances à droite ou à gauche si nous n'arrivions pas en force au second tour après cela sera du cas par cas sur une négociation sur les projets municipaux.
Social-démocratie, DSK...tiens voilà un commentaire que je ne peux pas laisser passer!
Non DSK au FMI ce n'est pa un signe de ralliement à Sarkozy! Car tu as raison Lucas Strauss-Kahn est fidèle à ses valeurs socialistes, et la social-démocratie n'est pas compatible avec le valeurs véhiculées par le pouvoir UMP en place...
@ jmj arras
Tes propos illustrent assez bien une vision assez répandue et erronnée au sujet du Modem: ne faisons pas l'amalgame entre modération et faiblesse. Je pense que l'on peut être ferme et cohérent sans pour autant se prétendre du "bloc" de la majorité ou du PS. Des conceptions théoriques divergentes n'impliquent pas forcément des décisions politiques, et donc pratiques contradictoires, pour peu que l'on fasse l'effort de trouver un point de convergence. Je renvoie à la grande coalition allemande par exemple, qui a su au delà des clivages politiques imposer une gouvernance dynamique du pays, avec les résultats que l'on connait. Encore faut il le vouloir: l'affrontement systématique est plus spectaculaire et confortable que le dialogue, mais est il plus efficace? Permets moi d'en douter.
Le problème de la ligne politique que propose le Modem,est qu' il est toujours plus facile d'emprunter les voies toutes tracées que de quitter les sentiers battus. S'engager dans un projet politique différent des schémas traditionnels demande en effet une bonne dose de courage politique, qui fait malheureusement défaut a nombre d'anciennes têtes d'affiche de l'udf, dont M. Cavada.
surtout que bon Dsk faut pas abuser, c'est pas Sarkozy qui l'a placé la bas... sa candidature a été défendu bien bien des européens avant lui
La candidature de DSK au FMI est le fait du Premier ministre luxembourgeois Juncker, Sarkozy a essayé de récupérer de manière honteuse cette candidature, mais ce fut un échec cuisant. Les gens connaissent les qualités naturelles de DSK qui l'ont conduit à la tête du FMI!
Il est étonnant de voir que certains toujours prompts à réagir n'ont toujours pas réagit à cette importante nouvelle. En effet, illustration de l'ouverture réelle, et pas d'un ripolinage de façade, cette candidature marque encore une fois la volonté de l'UMP de travailler avec des gens compétents et qui veulent ensembles travailler pour le bien commun.
@ Balsam. Tu as une vision très angélique de la politique de débauchage menée actuellement par l'UMP et son chef, le but premier n'est pas tant de réunir les meilleurs que de dynamiter les partis d'opposition que ce soit le PS (Besson, Kouchner, Hirtz, Amara...) ou encore le MoDem naissant.
La stratégie de l'affaiblissement de l'opposition est une très bonne stratégie on ne peut pas le nier mais d'un point de vue des équilibres politiques je ne suis pas certain qu'à terme le Chef de l'Etat soit gagnant, une opposition faible c'est l'absence de débat politique ce qui est dangereux en démocratie.
Par ailleurs penser que les traitres (oui je les considère comme tels, traitres à leurs convictions) se rapprochent du pouvoir en place pour travailler pour le bien commun tu es très naïf désolé de te le dire mais ils vont vers le soleil du pouvoir là où ils sont visibles (mais pas audibles malheureusement pour eux), l'attrait du pouvoir voilà ce que c'est.
@ yann et fabrice 87 :
Au lendemain de l’annonce de la disparition de l’UDF, François BAYROU a donc célébré devant les militants réunis à Villepinte, la naissance officielle du Modem. Ainsi, lors de son discours d’ouverture du congrès fondateur, le futur président, sur un ton presque prophétique, souhaite « renouveler la politique » et entend faire de ce nouveau mouvement qu’il considère comme « le seul élément de nouveauté du paysage politique français », « un commando de transformation de la société ».
Dans cette logique, François BAYROU n’avait donc d’autre choix que d’insister sur la spécificité d’un mouvement qui permettrait selon lui d’échapper aux « deux impasses » constituées par l’UMP et le PS. Très remonté, le candidat unique à la présidence du mouvement démocrate n’a donc pas hésité à fustiger la gauche et la droite mais tout ceci n’est finalement pas très sérieux et manque d’une certaine cohérence. En effet, difficile de prétendre incarner le renouvellement de la politique et dans le même temps, être sur le point de conclure des accords pour les prochaines élections municipales avec le PS à Dijon où avec l’UMP à Bordeaux et à Arras par exemple.
Il faut être réaliste et pragmatique, par un tel comportement, le principal mot d’ordre du futur chef de file de ce mouvement ressemble fort à « faites ce que je dis mais ne faites surtout pas ce que je fais ». En effet, par de tels accords n’ayant qu’une visée purement électoraliste, François BAYROU propose finalement de rejoindre ces fameuses « impasses » constituées par l’UMP et le PS et démontre surtout toute la fragilité d’un projet de société peu crédible incarné par un mouvement tiraillé par de nombreuses contradictions qui éprouve de multiples difficultés à trouver une véritable identité politique.
Or, en raison de son incapacité à « faire fructifier » les suffrages obtenus au premier tour de la dernière élection présidentielle et des questions de plus en plus insistantes sur la crédibilité du projet de société proposé par le mouvement démocrate, François BAYROU est de plus en plus isolé et les défections se multiplient, c’est ainsi que la plupart de ses anciens « disciples » ont préféré rejoindre le Nouveau Centre et il semble que l’hémorragie ne fait que débuter.
En effet, cette semaine, c’est Jean-Marie CAVADA qui a pris la décision de rejoindre les rangs des nombreux centristes déjà ralliés à l’UMP. Enfin, Thierry BENOIT, Député d’Ille-et-Villaine, l’un des seuls élus aux dernières législatives sous l’étiquette UDF-MoDem n’a pas hésité à s’exprimer lors de congrès fondateur en estimant qu’il appartenait aux centristes de « travailler avec le gouvernement » avant de conclure en précisant « c’est ici que nos chemins se séparent ». Autant de défections notables auxquelles viennent s’ajouter les nombreux dégâts collatéraux provoqués par la création du Nouveau Centre d’Hervé MORIN où la Gauche Moderne de Jean-Marie BOCKEL.
De nombreux clivages internes ont d’ailleurs rendu conflictuelle la rédaction des statuts de ce nouveau parti et certains militants n’ont d’ailleurs pas hésité à dénoncer l’absence totale de démocratie interne en s’alarmant de la trop grande importance des pouvoir alloués au futur président et en déplorant le rôle bien trop faible accordé aux militants dans la vie de ce nouveau mouvement.
Au final, le MoDem, né impulsivement à la suite d’une certaine euphorie lors des dernières élections présidentielles n’a toujours pas su trouver une ligne politique claire et il y a aujourd’hui fort à parier que cette nouvelle formation politique qui regroupe des sensibilités aussi différentes qu’opposées ne trouve pas cet élan indispensable qui lui permettrait de porter un projet de société solide et crédible tant les défis à relever semblent aussi immenses qu’insurmontables. A défaut, le mouvement démocratique se transformera progressivement en un mouvement à la gloire de François BAYROU, pour et par François BAYROU, ce qu’il est déjà d’ailleurs un peu…