Blog politique de Tristan Bromet - Limoges, Haute-Vienne (87), Limousin

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lundi 10 décembre 2007

> La visite de la honte

L'homme qui a tenté de violer en 1984 la journaliste française Memona Hintermann* est l'invité très officiel de la France pendant 5 jours.

Bien peu de personnes se félicitent de la visite du dirigeant libyen, à commencer par Rama Yade qui se dit "dérangée" par cette venue (Aujourd'hui en France).

Hasard du calendrier, Kadhafi arrive à Paris pendant la Journée des droits de l'homme. Des dîners et des rencontres sont au programme jusqu'à samedi.

Parmi les rares défenseurs de cette visite, on trouver André Dulait, président du groupe France-Libye au Sénat, qui estime que le réception de Kadhafi sera bénéfique pour le peuple libyen. Il existe pourtant une bien meilleur alternative pour développer la Lbye: l'aider à changer de dirigeant.

(* témoignage dans L'édition spéciale du 10 décembre sur Canal +; photo: AFP)

lundi 3 décembre 2007

> Elle, c'est vous

Attendu comme le messie par la ségosphère, le livre de Ségolène Royal est sorti ce mardi.
Loin d'être banal cet opus tranche avec les précédents réalisés sur le même sujet, mais par d'autres homme politiques apprentis auteurs. Rien qu'en s'arrêtant à la lecture du titre, "Ma plus belle histoire, c'est vous", on comprend que la démagogie du personnage n'est plus une flétrissure, mais une manière d'être clairement revendiquée.
Posant en combinaison de cosmonaute d'un nouveau genre, comme dans un photomontage à la Ruquier, Ségolène Royal s'exhibe fièrement en couverture. Elle semble heureuse et prête à relever de nouveaux défis. A l'intérieur on nous promet "des rires et des larmes", et on saura "tout sur les épreuves et le bonheurs de la campagne présidentielle".
Le livre mise donc sur la sensibilité du militant-lecteur. Peut être qu'ainsi il comprendra mieux les erreurs d'une candidate inexpérimentée mais tellement désireuse de bien faire.

dimanche 2 décembre 2007

> Vers les temps MoDem ?

Vous n'avez pas pu le louper. François Bayrou était l'homme politique du week end. Congrès, télé et radio, il a pu, entre deux allusions à Ségolène Royal et le poste de Premier ministre qu'elle lui aurait proposé, expliquer le projet démocrate.
Le MoDem a tout d'un nouveau parti: des militants, des objets dérivés, peu d'élus car peu d'élection depuis le 2 décembre, des adversaires respectables et des ennemis déclarés. Du côté de ces derniers on trouve le célèbre, et précisons, membre du gouvernement, André Santini. Cet ancien UDF "appelle à un Grenelle du centre, qui réunirait, de Bockel à Borloo, en passant par Robien ou Cavada, tous les centristes qui soutiennent Sarkozy". Une initiative bien pensée par un homme peu occupé par sa nouvelle fonction. D'ailleurs, vous savez de quel secrétariat d'Etat il s'occupe ?
S'agissant du mot d'ordre centriste pour les municipales (s'allier avec la gauche ou la droite en fonction des projets) Santini parle d'"opportunisme érigé en stratégie". Venant d'un opportuniste, est-ce vraiment une critique ?
L'avenir du MoDem ? Au risque de paraphraser un ancien Premier ministre, disons que la route est droite, mais la pente forte...

(Photo AFP)

vendredi 30 novembre 2007

> Le président des faits divers ?

Alors que pour la première fois depuis le début de son quinquennat, la popularité de Nicolas Sarkozy passe sous les 50%, celui-ci répondait hier soir aux questions d'Arlette Chabot et de PPDA.

Le style du président ne vous aura pas laissé indifférent. Tous les faits divers qui font l'actualité ou qui l'ont fait ont été longuement détaillés par Nicolas Sarkozy. La collision entre la voiture de police et la moto des deux jeunes tués, le meurtre de cette jeune femme dans une rame du RER D et l'agression d'une enseignante il y a quelques jours. Evoquer ces tragiques évènements est nécessaire, y consacrer une grande partie de son intervention, non. A contrario, l'augmentation du pouvoir d'achat aurait pu mériter un discours un peu plus détaillé qu'une simple et énième critique envers les 35h, et qu'une classique allusion au travail dominical et aux RTT.

Un style dont on, si on ne l'était pas, commence à se lasser.

jeudi 15 novembre 2007

> Où va François Hollande ?

Les 12 prochains mois qui arrivent pour François Hollande ne seront pas de tout repos. Premier secrétaire jusqu'à la fin de l'année 2008, il devra tenir un parti qui "déprime".

Les rangs sont divisés, l'érosion des effectifs est flagrante (près de la moitié des adhérents à 20 euros n'ont pas repris leur carte), les résultats électoraux sont mitigés,... .
Les détracteurs de François Hollande retiennent avec difficulté leur mécontentement, et attendent comme un deuxième 10 mai 1981 la libération du siège de Premier secrétaire. Siège que le député de Tulle laissera pour se consacrer à sa nouvelle bataille: ravir à l'UMP la présidence du Conseil général de la Corrèze. Un poste qu'il s'est d'ores et déjà auto-octroyé, ne laissant pas le choix aux autres conseillers généraux socialistes de ce département: "Je ne suis candidat que pour être président du Conseil général. Si, au mois de mars prochain, la gauche est devenue majoritaire alors, je m'investirai dans cette fonction" a-t-il déclaré à l'AFP.

Mais pourquoi veut-il se noyer dans la masse des 96 présidents de conseils généraux ? Pourquoi veut-il s'investir dans une collectivité si faible politiquement ?

Peut-être peut-on imaginer qu'après le département de la Corrèze François Hollande visera la présidence de la Région Limousin en 2010. Ainsi aurait-il un poids de présidentiable en 2012. Souvenons-nous de Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes et candidate socialiste lors des dernières présidentielles. Mais prévoir un parcours politique sur un si long terme relève de l'exploit, surtout lorsque le parti auquel appartient François Hollande montre des signes peu encourageant quant à sa pérennité.

(François Hollande est invité samedi 17 novembre à 11h30 sur France 3 Limousin)

mardi 30 octobre 2007

> La palme du plus mauvais sondage sur les Sarkozy

Après avoir demandé si les hommes politiques ont un pouvoir aphrodisiaque et si Ségolène Royal ressemblait à la Joconde, la célèbre revue "Réponse à tout" vient de publier sur son site Internet un nouveau sondage très surprenant mais qui n'a aucun sens:
"A la place de Cécilia, auriez-vous demandé le divorce ?"

Notons que la devise du site est la suivante: "le site qui enrichit la vie"...

Peut-être que le prochain sondage se posera la question de savoir si Nicolas Sarkozy a raison de garder son alliance au doigt...

mercredi 3 octobre 2007

> Le "Grenelle" à toutes les sauces

Encore plus forte que la "démocratie participative" de Ségolène Royal, la "real-democratie" de Nicolas Sarkozy semble plus attirante car plus... présidentielle.
Au lieu de participer pendant des heures à des réunions participatives où vous écouterez d'innombrables propositions et où votre idée révolutionnaire sera relayée dans les annexes du compte-rendu du programme d'un candidat aux plus hautes responsabilités, rendez-vous plutôt à une "real-réunion" avec le chef de l'Etat, suggérez-lui une bonne idée et peut-être que celle-ci se transformera quasi-instantanément en un grand chantier présidentiel.
C'est ce qu'à pu vivre lundi à Dijon un participant présent à une table ronde autour du chef de l'Etat.
L'homme a suggéré l'organisation d'un "Grenelle" de l'insertion, et voilà que celle-ci a, immédiatement après, été reprise par Nicolas Sarkozy. Le Président a alors chargé Martin Hirsch, ex-président d’Emmaüs devenu Haut commissaire aux solidarités actives, de s'en occuper.

Est-ce en ajoutant "Grenelle" à tous les maux et toutes les problématiques de la France qu'on trouvera les (bonnes) solutions ?

samedi 22 septembre 2007

> Et si Limoges ne fabriquait plus de porcelaine ?

Lorsque le touriste lambda s'arrête à Limoges, l'un de ses premiers reflexes est de trouver une boutique de porcelaine pour un éventuel cadeau de mariage ou un présent pour l'offrir à belle-maman. La notoriété de la porcelaine de Limoges dépasse les frontières grace à sa finesse et la qualité des réalisations.
Malheureusement, à l'heure de la mondialisation, certaines manufactures, et pas les plus petites, délocalisent petit à petit leur production à l'étranger. Il n'y a qu'un seul souci pour ces porcelainiers qui ont la fibre internationale, ce sont les fameuses lettres vertes "LIMOGES" et qui ne peuvent se trouver qu'au dos des réalisations fabriquées dans la région. La technique, et elle est utilisée depuis le début des délocalisations, réside pour la marque notoire à signer avec son nom pour occulter l'absence du nom "LIMOGES".
Un comité d'entreprise s'est tenu la semaine dernière chez l'un des porcelainiers les plus connus. Au cours de ce CE le grand patron a annoncé qu'il ne renouvellerait pas les départs à la retraite. A terme, la production de l'usine sera assurée par des usines asiatiques.

mardi 11 septembre 2007

> Ces régimes spéciaux si spéciaux

Les syndicats dénoncent un "forcing", mais ni le gouvernement, ni les représentants des personnels visés n'ont encore parlé du fond. Les mots prononcés par le Premier ministre dimanche sur le plateau de Canal + n'avaient pourtant rien de choquant. Il y a une réforme à faire, et les techniciens du gouvernement ont déjà travaillé dessus. Quoi de plus normal. Les syndicats auraient-ils préféré négocier sans aucun travail préalable ?
SUD-rail, deuxième syndicat de la SNCF, appelle déjà à « la grève » si les choses venaient à se confirmer. Mais tout est flou dans cette affaire. On ne sait pas ce que critiquent les forces syndicales: le fait de toucher aux régimes spéciaux ? La manière de s'y prendre ? la politique globale du gouvernement ?
Une confusion qui ne leur déplaît vraisemblablement pas...
Le chef de l'Etat s'exprimera mardi 18 septembre sur le sujet.

Qui ? Plus d'un million de personnes son concernées par les régimes spéciaux. On les trouvent dans les grandes entreprises publiques comme la SNCF, la RATP, EDF et GDF, mais sont également concernés les clercs de notaire, le personnel de la Banque de France, les marins, les membres de la Comédie-Française et de l'Opéra de Paris, les égoutiers, les policiers, les retraités des mines et les élus de l'Assemblée nationale et du Sénat.

La retraite à quel âge ? Un salarié du privé ne peut dans le régime général partir en retraite qu'à l'âge de 60 ans.
RATP: 76 % de départs en retraite avant 55 ans. Les conducteurs ont droit à la retraite à 50 ans et les personnels assurant la maintenance à 55 ans. Le reste du personnel part à la retraite à 60 ans
EDF: 65 % de départs en retraite avant 55 ans en cas pénibilité
SNCF: 50 % de départs en retraite avant 55 ans, 50 ans pour les conducteurs de train, pour 25 années de service.
(chiffres entreprises)

lundi 10 septembre 2007

> Le ministre de l'Education n'aime pas la filière ES

Voici un éternel problème: comment stopper l'hémorragie qui touche la filière littéraire depuis de nombreuses années (une baisse de 28% des effectifs en 15 ans) ? Le ministre de l'Education nationale à donné son avis sur le sujet il y a quelques jours. Pour lui, le principal coupable et responsable n'est autre que la filière ES. Selon le ministre il faut dissuader les lycéens qui s'engouffrent dans la filière économie et social aux "débouchés incertains". La section ES bien que prisée par les lycéens inquiète le ministre car une fois diplômés "la plupart de ces jeunes" s'engagerait dans les facultés de droit ou de sciences humaines là  où "nous avons les plus grandes difficultés à le s’intégrer" précise Xavier Darcos. Il n'en fallait pas plus pour inquiéter les enseignants d'économie et faire réagir les anciens élèves de la filière.

Tout d'abord précisons que contrairement à ce qu'avance le ministre, une grande partie (pour ne pas dire la majeure) ne finit pas sur les banc d'un amphi de droit ou de lettre, mais dans un IUT, en classes préparatoires économiques et aux grandes écoles de commerce, et même dans un amphi de science éco. De plus le ministre parle de "débouchés incertains", mais osons lui rappeler que la filière ES est celle qui offre actuellement le plus de débouchés possibles dans un nombre varié de domaines (finance, droit, économie, gestion, fonction publique,...).
Le véritable problème est ailleurs. Si nous avons autant de lycéens désespérés qui choisissent hasardeusement en fin de seconde la voix qu'ils suivront jusqu'au BAC, c'est parce qu'on a pas su les orienter avant, c'est à dire dès le collège. La remise en question du collège unique est le point fondamental qu'il faut revoir.

Il est normal pour un professeur agrégé de lettres classiques comme Xavier Darcos de vouloir défendre sa filière, mais pas en dénigrant une autre.



samedi 8 septembre 2007

> L'hymne français conspué par les italiens

L'hymne français lors du dernier match de football qui opposait la France à l'Italie ce samedi était véritablement inaudible car recouvert d'une pluie de sifflets et de huets. En revanche, le public français lui n'a manifesté aucun bruit lors de l'hymne de l'Italie durant lequel les bras en extensions côté italiens, rappelant un signe nazi, n'étaient pas rares.

Les vertus de ce sport ne font plus débat... .

jeudi 6 septembre 2007

> Quand Limoges donne la tendance à Paris

Un an avant Vélib' à Paris, Limoges surfait déjà sur la mode du 2 roues citadin avec ses Trotte-lib' ou "trottoirs empruntés par les vélos". En effet, au mois de septembre 2006 les limougeauds fraîchement rentrés de la façade atlantique découvraient ces couloirs colorés et aménagés pour les cyclistes. Les petits carrés verts étaient partout, et même en plus haut lieu, devant la mairie.

La ville connue et reconnue pour sa géographie poulidoristique ne comptait pourtant que peu de cyclistes urbains avant ces aménagements. Depuis, elle n'en compte malheureusement pas plus. Qu'est-ce qui peut expliquer cet échec ? Il est vrai que l'exiguïté des pistes pousse au régime. Il est vrai également que l'alternance entre la route et les trottoirs sur lesquelles il faut monter faute de place n'encourage pas les genoux a récidiver. Mais l'idée était bonne. Peut être aurait-il fallu étudier un peu plus le sujet...

N'est pas Bertrand Delanoë qui veut...

(Photo: TB)

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