Blog politique de Tristan Bromet - Limoges, Haute-Vienne (87), Limousin

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mardi 1 juillet 2008

> La France préside l'UE pour 6 mois

Depuis mardi minuit la France préside officiellement l'Union européenne et ce, jusqu'en décembre 2008.

Pour célébrer l'évènement, la Tour Eiffel brillera tous les soirs en bleu européen.

La question de l'avenir du Traité de Lisbonne, compliqué depuis le non irlandais et le refus polonais de le ratifier, sera au cœur de la présidence française.

Il s'agit de la douzième présidence exercée par la France.

mardi 3 juin 2008

> Le logo officiel de la présidence française

On connait depuis lundi soir le logo officiel de la présidence française de l'Union européenne.
Un site a également été mis en ligne. L'adresse, contrairement à ce que le visuel pourrait laisser penser, n'est pas 2008.fr (un site de sonneries), mais ue2008.fr.

mardi 5 février 2008

> Le sort du minitraité dépendra des irlandais

Alors qu'en France le Congrès vient de modifier la Constitution pour permettre la ratification du traité européen de Lisbonne, en Irlande on commence à douter des chances du "oui" au référendum organisé pour le même traité.

Seulement 1/3 des Irlandais (26%*) déclarent vouloir voter "oui" au traité de Lisbonne, les deux autres tiers sont indécis ou farouchement contre. La constitution de la République d'Irlande oblige cet Etat européen à passer par un référendum afin de ratifier le fameux minitraité. Et il sera le seul parmi les 27 à procéder de cette manière. Voilà pourquoi les trois millions d'électeurs irlandais sont surveillés de près car à eux seuls ils peuvent bloquer la vague de "oui" parlementaires.
Et après ?
Si un "non" sortait majoritairement des urnes irlandaises on imagine mal un deuxième référendum organisé en catimini dans la foulée du premier. Le processus s'arrêterait net. Un plan C ou D serait-il alors plus efficace qu'une véritable réflexion sur le décalage entre l'Europe d'en haut et l'Europe d'en bas ?

(*selon un sondage réalisé par TNS MRBI et publié le 27 janvier 2008 par l'Irish Times)

mardi 2 octobre 2007

> La libéralisation postale prévue en 2011

Le 1er janvier 2011 le courrier ordinaire (<50 grammes) sera ouvert à la concurrence dans l'UE. Quelques exceptions: neufs pays rentrés en 2004 ainsi que le Luxembourg et la Grèce bénéficieront d'une dérogation jusqu'au 1er janvier 2013 (pour raisons techniques)
Prévue initialement pour 2008, puis repoussée en 2009, la libéralisation totale des services postaux a toujours suscité les réticences des gouvernements polonais et français.
Notons que l'UE devrait imposer un "service universel" aux Etats membres se traduisant par l'obligation suivante: une livraison du courrier ordinaire dans l'ensemble de leurs pays respectifs "au moins" cinq jours sur sept.

(Photo: TB)

jeudi 20 septembre 2007

> Record historique pour l'euro

Le seuil symbolique a été dépassé ce matin pour la première fois depuis la création de l'euro en 1999. Deux conséquences simplistes:
- vous ne pouvez plus exporter vos marchandises
- mais vous pouvez partir en vacance aux Etats-Unis pour pas cher

jeudi 21 juin 2007

> Le MoDem et le Parti démocrate italien (Partito Democratico): deux idéologies différentes

Un tout nouveau parti italien
Alors qu'en France le 22 avril 2007 on votait pour le premier tour de l'élection présidentielle, en Italie se formait une nouvelle force politique désignée sous le nom de Parti démocrate. Quelques jours plus tard, François Bayrou décidait lui aussi de créer un parti démocrate, qui allait prendre par la suite le nom de Mouvement Démocrate. Bien que les noms soient similaires, les objectifs et le positionnement de ces nouvelles forces politiques sont différents des deux côté des Alpes. En Italie, le Parti démocrate est né en tant que grande coalition de centre gauche. Il réunit les Démocrates de gauche (les héritiers du Parti communiste italien) et la Marguerite (un parti de centre-gauche, chrétien-liberal). C'est Romano Prodi qui a été désigné à la présidence du nouveau parti en mai dernier dont le congrès fondateur du Parti est prévu le 16 octobre 2007. La création de ce parti a été encouragée par les dernières victoires électorales* de l'Olivier, qui n'était qu'une fédération de partis politiques italiens de centre et de gauche** représentant entre 30 % et 35 % des suffrages. "Nous voulons aujourd'hui aller plus loin" annonce Piero Fassino le Secrétaire général des Démocrates de gauche, d'où la création du Parti démocrate.


Le parti dont rêve Ségolène Royal pour la France

En Italie la gauche s'est donc élargie vers le centre, et pour Piero Fassino, secrétaire des Démocrates de gauche, il n'y a aucun doute, "les schémas du siècle dernier - la gauche, le centre, la droite - ne tiennent plus. Le monde est devenu bipolaire, indépendamment des systèmes électoraux. Il ne reste que le centre-gauche et le centre-droit, un point c'est tout. Une gauche sans centre et une droite sans centre ne remportent pas les élections. Pas plus qu'un centre non allié d'ailleurs.". Dans l'entre-deux-tours des présidentielles françaises c'est Ségolène Royal qui clairement s'est positionnée dans le même sens que les démocrates italiens en faisaint des appels du pied à François Bayrou et aux électeurs centristes. Aujourd'hui encore la candidate malheureuse du PS à l'Elysée est à la tête de ceux qui veulent que le Parti socialiste se transforme en un grand parti de centre gauche. Le Mouvement Démocrate est pour l'instant sur une toute autre ligne: le centre version ni gauche ni droite, ce qui est "vu avec une certaine réticence en Italie" affirme Venanzio Postiglione, le rédacteur en chef du Corriere della Sera. En effet le modèle italien est de plus en plus bipolaire avec Berlusconi et ses alliés d’un côté, et Prodi et ses alliés de l’autre. Un centre tel que celui qui est défendu en France par le MoDem n'existe pas en Italie. Il existe tout juste quelques centristes comme  Pierferdinando Casini qui laisse sceptique le rédacteur en chef du quotidien milanais: "veut-il (Casini) renforcer le centre pour rendre le centre-droit plus fort ou veut-il un troisième pôle à la Bayrou ? "
Les grandes coalitions ont le vent en poupe en Europe ces derniers temps. Le Parti démocrate italien et le MoDem ont en commun la volonté réelle de faire une politique réformiste qui ne s'obtient qu'à travers un consensus large. C'est une nouvelle façon de faire de la politique, et celle-ci est plus que jamais justifiée par les grandes réformes nécessaires dans chacuns des pays européens.

* (aux européennes de 2004, aux régionales de 2005 et aux législatives de 2006)
** (les partis avaient abandonné à la fédération leur pouvoir de décision en matière de politique étrangère, d'institutions et d'Europe)

(Photo: des affiches du Parti démocrate à Rome)

L'article est également disponible sur AgoraVox avec d'autres commentaires

Rédacteur Agoravox